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11 février 2019

Une première mobilisation des AESH pour un statut et une meilleure reconnaissance de leur métier


- Compte rendu de l’audience dans le Morbihan.

- Communiqué du SNUipp-FSU national.

Dans le cadre de la journée d’action du 6 février, la DASEN du Morbihan a reçu une délégation d’AESH accompagnée des organisations syndicales.

- Les AESH sont actuellement 1 060 dans le Morbihan.

- Concernant la revalorisation indiciaire que les AESH en CDI attendent depuis des mois, la DASEN a précisé que le Morbihan était prêt à la mettre en oeuvre mais que le rectorat n’en avait pas encore pris la décision.

- Les membres de la délégation ont demandé à la DASEN que les AESH fassent l’objet d’une plus grande considération dans leur fonction, de la part de leur administration, et que notamment les changements d’affectations ne se fassent pas sans avoir demandé l’avis à la personne concernée. La DASEN a assuré que l’urgence des situations et les réponses à apporter aux élèves obligeaient à des décisions rapides qui laissaient peu de temps au dialogue mais qu’il ne s’agissait pas d’un manque de considération envers les personnels.

- Au niveau du département, la DASEN a précisé qu’elle allait développer au maximum une politique de mutualisation des AESH. Elle a précisé aussi qu’il fallait sortir de l’image "un élève - un AESH". Dans le cadre des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL), l’évolution se ferait vers un accompagnement à plusieurs.

- Formation continue : le rectorat a décidé d’une remise à plat de la formation. Ce qui concrètement signifie qu’en dehors des 60 h initiales, il n’y aurait sans doute pas de formation cette année.

- Elle a renvoyé les questions salariales et de temps de travail vers le niveau ministériel.

Au final, des réponses très insatisfaisantes qui ne répondent pas aux revendications des AESH.

Alors que les AESH étaient mobilisés partout en France le 6 février dernier à l’appel du SNUipp-FSU et de neuf autres syndicats, les premières annonces du ministre ne sont pas à la hauteur de leurs attentes.

Communiqué du SNUipp-FSU

Vannes, Nîmes, Montpellier, Toulouse, Rennes, Rodez, Saint-Etienne… les AESH se sont rassemblés partout en France dans le cadre d’une journée nationale de mobilisation unitaire, pour revendiquer leur droit à une reconnaissance professionnelle passant par la création d’un vrai métier, un statut reconnu, des emplois stables et pérennes, des temps complets, une revalorisation des salaires et une véritable formation professionnelle.

De nombreux AESH, des femmes pour la plupart, ont témoigné de leurs conditions de travail actuelles et des difficultés à vivre d’un métier qu’ils aiment et pour lequel ils attendent une pleine reconnaissance de la tâche qu’ils accomplissent au quotidien auprès des élèves en situation de handicap.

Les premières annonces du ministre de l’Éducation nationale sur un recrutement en CDD de trois ans, la mise en place de pôles inclusifs d’accompagnement localisés ou la possibilité d’étendre l’accompagnement au temps périscolaire ne sont pas à la hauteur des attentes de ces personnels malmenés et précarisés.

Le SNUipp-FSU attend du ministre qu’il entende les revendications légitimes des AESH et que les arbitrages qui seront rendus le 11 février à l’issue de la concertation sur l’école inclusive portent sur une pleine reconnaissance du métier des accompagnantes et des accompagnants des élèves en situation de handicap. A défaut, il prendra contact avec les organisations syndicales appelant à la mobilisation du 6 février pour en préparer des suites.

Paris, le 11 février 2019

 

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