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27 juin 2017

Compte rendu de l’audience CUI / AESH du 14 juin 2017

Une audience avait été demandée au Rectorat de Rennes suite à la journée de mobilisation académique du 14 juin organisée par les sections départementales du SNUipp-FSU et par le SNES-FSU académique.

Cinq collègues AESH et une responsable du SNUipp –FSU ont été reçus durant une heure et demie par le secrétaire général du rectorat, le responsable des ressources humaines et l’inspecteur chargé de l’ASH en Ille et Vilaine.

Un certain nombre de problématique ont été évoquées concernant le temps de travail, la transparence dans le passage de CUI à AESH ou dans le renouvellement des contrats, l’évaluation, la formation et la reconnaissance professionnelle des personnels.

- Temps de travail : la délégation s’est fortement élevée contre les contrats incomplets, en général 24h, imposés aux personnels. Contrats qui impliquent un salaire insuffisant et ne permettent pas un cumul d’emplois du fait de leur répartition sur l’ensemble de la semaine. Le rectorat reconnaît le problème mais considère que c’est le temps de l’élève qui est premier. Si dans le second degré il peut être plus facile d’aller au-delà de 24h, cela n’est pas possible dans le 1er degré. A la demande faite par la délégation d’une prise en compte des heures de concertation, équipes de suivi, relation avec les familles et éventuellement de préparation qui s’ajouteraient aux 24h la réponse du rectorat a été négative. Il considère que ce travail doit être rémunéré mais en le prenant sur les 24h élèves. Même chose pour l’accompagnement à des sorties ou des classes de découverte. Mais il reconnaît qu’il est nécessaire que la réflexion sur le temps de travail se poursuive dans les groupes de travail académiques prévus l’année scolaire prochaine. En réalité la question est d’abord budgétaire : le ministère a calibré la dotation sur la base de 24h multipliée par le nombre d’élèves à suivre, environ 9 000 pour l’académie.

Reconnaissance professionnelle : pour le rectorat, les situations décrites d’absence de reconnaissance professionnelle ne reflètent pas la réalité de l’ensemble de l’académie. Selon lui, dans la majorité des cas, cela se passe bien. Mais il reconnaît des situations différentes selon les départements et la nécessité d’une cohérence académique dans les relations personnels / employeurs. Ce sera aussi le rôle des prochains groupes de travail. Une information sera faite dans les quatre départements par la diffusion d’un livret d’accueil AESH déjà diffusé dans le 35.

Formation : La demande a été faite par les collègues AESH d’une possibilité de formation commune avec les enseignants pour des situations précises de handicap. Cela pourra être accepté au coup par coup. Le rectorat indique ainsi que le besoin en formation continue devra être pris en compte et le développement de la VAE.

Evaluation : l’absence de transparence a été notée à plusieurs reprises par les collègues présents. Le rectorat s’est engagé à la diffusion d’une grille académique dont les critères seront débattus en groupes de travail. Il en sera de même pour les modalités d’évaluation qui devront être transparentes.

Transparence : les collègues ont demandé à connaître les critères qui président à la transformation ou non des contrats CUI en AESH dès lors que les conditions sont réunies. Pour le rectorat, cela est lié à l’existence ou non du besoin auprès des élèves, dans une zone géographique définie, et aux possibilités budgétaires. Réponse évidemment insatisfaisante qui laisse les personnels dans un flou et une attente insupportables. Sur les renouvellements annuels des contrats AESH, la demande a été faite que l’information soit communiquée aux personnels dès la fin de l’année scolaire pour qu’ils puissent se projeter sur la rentrée. Pour le rectorat, deux conditions au renouvellement : une évaluation du personnel positive et le besoin d’accompagnement d’un élève. Il considère que, dans la grande majorité des cas, ces conditions sont réunies et que le renouvellement se fait avec l’idée de parvenir au maximum à une stabilisation des personnels qui ont acquis de l’expérience. Mais il estime qu’il ne peut pas s’engager à annoncer dès juin le renouvellement à tous les AESH, les besoins n’étant stabilisée qu’à la rentrée.

Si un certain nombre de points pourront sans doute être améliorés par la tenue de GT et une cohérence académique, les questions majeures du temps de travail et des contrats n’ont pas obtenu de réponses acceptables.

La mobilisation doit donc se poursuivre sur ces questions.

 

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