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6 décembre 2012

Première clarification et de nombreuses zones d’ombre sur la question des rythmes scolaires

Une réunion avec l’ensemble des organisations syndicales représentées au CTM s’est tenue au ministère, mercredi 5 décembre, sur la question des rythmes scolaires. Rencontre très attendue et qui devait préciser les annonces de François Hollande sur l’étalement du passage à quatre jours et demi sur deux ans.

La discussion a débouché sur une première clarification mais des questions lourdes restent à négocier, notamment sur les obligations de service des enseignants et leur revalorisation.

La procédure de passage à neuf demi-journées

L’organisation de la semaine sera fixée par le DASEN sur proposition du conseil d’école ou de la commune. Les communes devront faire savoir, pour le 1er février, si elles décident d’appliquer la semaine de quatre jours et demi dans le primaire à la rentrée 2013, ou si elles attendront un an de plus comme leur en a donné la possibilité François Hollande. Elles proposeront leur projet éducatif au DASEN qui devra ensuite arbitrer. Un même département pourra donc avoir des écoles à quatre jours et d’autres à quatre jours et demi. Quoi qu’il en soit, le SNUipp a rappelé son exigence que les conseils d’école soient associés au projet de la commune.

L’organisation du temps élève

Les 24 heures hebdomadaires sont maintenues . Elles pourront être réparties avec un maximum de 5 h 30 par journée de classe, et 3 h 30 par demi-journée. L’aide personnalisée quant à elle, est remplacée par un temps d’activités pédagogiques complémentaires, inscrit au service des enseignants et organisé en « groupes restreints ». Point dur, son volume horaire n’est à ce jour pas encore défini. Ce temps propose une nouvelle logique. De fait, le contenu de ces temps complémentaires apparait ouvert ( aide au travail personnel, aide aux élèves en difficulté, activités liées au projet d’école...). De plus, son organisation serait laissée à l’initiative des équipes. Liberté et confiance professionnelle sont indispensables. Les contrôles tatillons voire la caporalisme sont à bannir. C’est un signe concret du changement qui est attendu dans les écoles. Le SNUipp prend acte de la fin de l’ “AP” dans sa forme actuelle, une demande d’ailleurs clairement exprimée dans la consultation qu’il a organisé auprès des enseignants des écoles. Il a demandé au ministère que cela soit nettement acté pour toutes les écoles, qu’elles fonctionnent à quatre ou à quatre jours et demi. Il ne peut en effet y avoir des écoles à “deux vitesses pédagogiques”.

Des questions lourdes restent à négocier

- Quel sera le nombre d’élèves d’un « groupe restreint » ? Voilà une question qui ne saurait être réglée par des rapports de force locaux avec les collectivités. Il faudra donc cadrer nationalement.

- Quel sera le volume horaire de ce temps pédagogique complémentaire ? Là aussi, un cadrage clair, national, s’avère indispensable. Pas question en effet, que les enseignants aient à négocier localement ce temps de service avec les collectivités locales. C’est tout l’enjeu de la négociation sur la redéfinition des 108 heures. Le SNUipp a redit son exigence que soit reconnu le temps consacré au travail en équipe et aux rencontres avec les multiples partenaires de l’école. La situation actuelle ne peut rester en l’état.

- Et aussi : Quid d’ une éventuelle indemnité et de son montant ? Sur tous ces sujets , le SNUipp a demandé que les discussions se poursuivent, l’organisation du temps élève et celle du temps enseignant allant de pair. Pour apprécier la décision de rester à quatre jours ou de passer à quatre jours et demi, les enseignants doivent obligatoirement être éclairés sur le cadrage national et précis de leur temps de service et sur la question des rémunérations. La réforme ne pourra s’apprécier qu’avec tous ces éléments. Un nouveau tour de discussions est programmé fin décembre.

Toujours des exigences

En tout état de cause, le SNUipp-FSU continue de porter dans les discussions des exigences d’améliorations concrètes des conditions de vie professionnelles et personnelles des enseignants des écoles et des attentes ambitieuses pour les élèves.

 

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